septembre 29, 2007

Le Réseau des Citoyens Libres

Posted in citoyen, D'autres Lieux à 10:40 par blogcitoyen

Le Réseau des Citoyens libres

DECLARATION

– Parce que nous nous sentons directement concernés par la vie politique, parce que nous voulons être libres et responsables, pouvoir prendre notre destin en main dans le refus de la politique partisane,

– Parce que nous aspirons à la paix et à la justice dans une véritable DEMOCRATIE CITOYENNE qui ne serait pas gérée par des partis politiques, mais par l’ensemble des CITOYENS, LIBRES et CORESPONSABLES de leur destin collectif, nous voulons :

·  Une démocratie, respectueuse des femmes et des hommes dans leur individualité, leur unicité et leur spécificité.

·  Une démocratie où la société est gérée dans la complémentarité et le partage, avec la collaboration de tous, et non pas par le droit du plus fort.

·  Une démocratie, la plus directe possible, qui favorise l’échange et le débat, et qui consulte par voie de référendum l’ensemble de la population pour tous les problèmes importants et les choix de société.

·  Une démocratie où les gouvernants ne sont au service d’aucune idéologie, mais exécutent les choix décidés par la Sagesse et le Bon Sens du peuple.

·  Une démocratie où la liberté de conscience, fondement de l’autonomie et de la responsabilité individuelle, est considérée comme sacrée et où toute forme d’endoctrinement, de manipulation et de récupération démagogique est jugée comme une offense à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.  [1]

PRESENTATION

Le réseau Citoyens libres relie des internautes, des sites et des blogs qui déclarent Je suis un Citoyen Libre en affichant leur adhésion à la Déclaration.

Le Réseau permet de MANIFESTER NOTRE VOLONTE d’être libres et coresponsables de notre destin collectif et de DONNER DAVANTAGE DE VISIBILITE AUX ARTICLES, aux réflexions, aux initiatives de tous ceux qui se déclarent Citoyen Libre.

En étant membres du Réseau, nous participons à l’émergence d’un mouvement citoyen, au-delà de toute idéologie et de tout parti politique, capable de susciter des échanges constructifs, d’inventer des actions collectives et de participer ainsi à l’avènement d’une authentique démocratie.

INSCRIPTION D’UN BLOG OU D’UN SITE

  • PUBLICATION

Il suffit de faire un lien visible avec le logo du Réseau vers le site Réseau Citoyens Libres ou un autre membre ayant publié la Déclaration et le Mode d’emploi du Réseau.

Pour augmenter la visibilité des publications des membres, il est souhaitable de publier la liste mise à jour des sites et des blogs du Réseau.

Si vous publiez la Déclaration du Réseau et ce mode d’emploi, la Déclaration doit rester inchangée, le mode d’emploi peut être amélioré.

une seule signature par adresse email, une seule signature par site Web.

LISTE DES SITES ET DES BLOGS MEMBRES DU RESEAU

  • INSCRIPTION

La liste complète des sites et des blogs du Réseau est sur ce site.

Cette liste est suivie du code source.

  • MISE A JOUR

Pour la mise à jour de cette liste sur votre site ou votre blog, vous devrez visiter régulièrement ce site ou mieux, vous inscrire (Cliquer ensuite sur [s’inscrire])  à la Newsletter.

Sa périodicité sera de 1/mois.

INSCRIPTION DES INTERNAUTES

Que vous ayez ou non un site ou un blog, il vous est proposé

– de manifester votre adhésion à la Déclaration par votre votre inscription au Réseau et

– de déclarer Je suis un Citoyen Libre  par une signature  faisant un lien vers ce site ou tout autre site ou blog du Réseau.

Pour ajouter la signature « Je suis un Citoyen Libre  » à vos courriers :

  1. Ouvrez et enregistrez le fichier signature et, avec Outlook Express par exemple,
  2. Ouvrir Outlook Express.
  3. Cliquer : Outils – Options – Signatures.
    • Nouveau – Fichier – Parcourir.
    • Choisir « Fichiers de type : HTML – Cliquer sur le fichier.
    • Cliquer sur Ouvrir puis sur Appliquer.

COMMENT EST NE CE RESEAU

Crée tout d’abord sur le blog Réseau Citoyens Libres, ce réseau est né de la découverte, d’une part, sur le blog DIALOGUE CITOYEN, du dialogue instauré après l’Appel aux Citoyens Libres lancé par le site NON à la GUERRE, d’autre part, du Peuple des connecteurs et du Réseau Freemen.

Il est une façon de répondre à l’Appel aux Citoyens Libres.

La personne à l’origine de ce réseau tient à préserver son anonymat afin de respecter l’esprit d’impersonnalité nécessaire à cette initiative.

Tous les conseils, toutes les aides pour la constitution et la vie du Réseau, que ce soit au niveau technique, au niveau de la forme ou du fond, seront les bienvenus.

Merci d’avance.

 

septembre 25, 2007

Punir ou Guérir : que faut-il faire des fous dangereux ?

Posted in citoyen, France, Santé tagged , , , , , , à 5:17 par blogcitoyen

Depuis plusieurs semaines, la psychiatrie fait la une des médias français [on trouvera à la fin du billet une petite liste de liens renvoyant sur des articles parus dans la presse]. Chacun – et principalement journalistes et politiques – alimentent un débat pour le moins polémique autour d’une problématique dont il est à craindre qu’elle ne flirte avec une logique dangereuse consistant à désigner à la vindicte populaire un bouc émissaire idéal : le fou dangereux !

Et la télévision n’est pas le dernier des médias à surfer sur cette actualité dont les responsables de chaîne peuvent penser à priori que l’émission fera de l’audience. Ainsi, Canal+ avec son magazine Jeudi investigation en date du 13 septembre a-t-il fait la présentation de l’hôpital Lucien-Bonnafé, établissement modèle ouvert à Roubaix depuis un peu plus d’un an. Sous le titre « la psychiatrie dans le mur ? », l’équipe de télévision d’Alexandra Riguet met en exergue l’absence de médecins psychiatres et des personnels infirmiers qui se sentent abandonnés. Il faut que dans la région Nord est l’une des moins bien dotées en personnels médicaux et la psychiatrie ne fait pas malheureusement exception. A Paris, il y a un psychiatre pour 1 000 habitants. Dans le Pas-de-Calais, un pour 11 000. Et à Cambrai, un pour 32 000. Dans ce contexte, on peut se demander, alors que Nicolas Sarkozy avait fait des déclarations allant dans le sens d’un rééquilibrage de la densité médicale sur le territoire, pourquoi la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a affirmé dimanche que le gouvernement n’avait pas l’intention de remettre en cause la liberté d’installation des médecins. Certainement pour calmer les membres de la treizième université d’été de la Confédération des syndicats médicaux français devant lesquels elle s’exprimait.

Entre polémique, ambiguïté et amalgame …

France 2 Télévision n’est pas en reste et a également décidé de mettre la psychiatrie à la une avec son magazine Complément d’enquête présenté par Benoît Duquesne : « Punir ou guérir : que faire des fous dangereux ? »

Comme le souligne Jean-Paul Garraud, député de Gironde mais aussi magistrat dans un article paru dans le quotidien Libération le 14/09/07, il est vrai que « le débat agite les sociologues, les juristes, les «psys», les politiques depuis des décennies». Mais comme lui répond Emmanuelle Perreux, présidente du syndicat de la magistrature, il convient d’être conscient que « le législateur [français, ndlr] n’a cessé, depuis 2002, de durcir les peines. » Alors que faut-il faire ? Il n’est pas certain que le magazine de la chaîne publique apporte quelques réponses en la matière.

David Pujadas présentateur, au beau milieu JT, suite à la sortie de prison de Martial Leconte condamné pour agression sexuelle avec un bracelet électronique, enchaîne sa présentation sur un sujet autour du débat de la castration chimique et de la castration chirurgicale, puis fait la présentation de l’émission de Benoît Duquesne « à propos de traitement et de politique pénale … ». Encore une fois, on présente sans précaution particulière avec une ambiguïté manifestement inconsciente la maladie mentale avec la délinquance.

Faute de moyens : « on livre les patients à eux-mêmes »

Heureusement, l’émission de Benoît Duquesne aura évité de reprendre cette polémique à son compte. Au contraire, il ressort du reportage tant sur l’Unité Psychiatrique de la prison de Fresnes sur le Centre Hospitalier psychiatrique de Clermont sur Oise que les professionnels de santé manquent avant tout de moyens pour faire face à la nécessaire prise en charge d’individus qui ne sont pas seulement des délinquants même si certains ont commis des crimes.

Du point de vue de la prison, la problématique est bien posée, en tant que détenus, ils finiront par sortir un jour ou l’autre. Or le Dr Beaurepaire, chef de service du SMPR (service médico-psychologique régional), dresse le constat de la situation de la prise en charge de la santé mentale en milieu carcéral avec une justesse digne de ses compétences de clinicienne. Il n’y a, à la sortie de la prison, aucune solution de prise en charge, on livre les patients à eux-mêmes au risque terrible d’un passage à l’acte et de la récidive dont les médias ne manqueront pas de saisir.

Faute de moyens : « L’injonction thérapeutique, c’est une farce ! »

Plus loin dans le reportage, est illustrée la fameuse injonction thérapeutique censée répondre à cette obligation de prise en charge. Seulement voilà, le médecin Jean-Claude Bossard reconnaît que les patients viennent le voir avant tout pour obtenir le certificat d’attestation de suivi médical sans s’engager dans une véritable volonté de soins. Ce qui lui fait dire que « l’injonction thérapeutique, c’est une farce ! » Là aussi, ce qui ressort c’est le manque de coordination, à défaut de disponibilité, entre les différents acteurs : d’un côté, la justice qui pose l’injonction thérapeutique avec le sentiment du devoir accompli et de l’autre côté la médecine qui ne dispose que de pauvres moyens en ce domaine. Roselyne Bachelot le reconnaît elle-même : 150 médecins coordonnateurs pour l’ensemble du territoire national. Face aux questions de Benoît Duquesne, elle rappelle que ce chiffre devrait passer prochainement à 450 sans préciser la difficulté actuelle à recruter des psychiatres, sans parler de la formation.

« Que l’on soigne déjà dans les prisons »

Pour Serge Portelli, vice-président au tribunal de Paris et président de la 12e Chambre correctionnelle [pour rappel, Serge Portelli a écrit un livre « Ruptures » devant sortir chez Michalon mais après des rumeurs de censure aura été publié chez L’Harmattan. Ce livre dresse le bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur], l’évolution de la pratique des experts judiciaires et des juges va dans le sens de refuser de plus en plus la qualification d’irresponsabilité pénale conduisant au non-lieu, et cela en raison d’une pression de plus en plus forte des responsables politiques et de l’opinion publique. Pour ce magistrat, la solution ne tient pas tant à créer des hôpitaux prisons que de garantir une prise en charge médicale dès le début de l’incarcération de ces personnes pour lesquels on a pourtant voulu affirmer la responsabilité pénale mais dont on doit manifestement reconnaître qu’elles nécessitent une prise en charge adaptée.

« On ne juge pas les fous comme l’on jugeait les cochons au Moyen-âge »

Souvenons-nous qu’il y a à peine quelques mois de cela, alors que l’actuel président de la République était encore ministre de l’intérieur et portait un projet de loi devant les députés sur la prévention de la délinquance, il avait fallu toute la détermination des professionnels de la psychiatrie (que ce soit les médecins psychiatres, les associations de familles, les syndicats de personnels) pour refuser qu’une modification de la loi du 27 juin 1990 [Cf. Prévention de la délinquance : le Gouvernement craint l’amalgame ; puis Prévention de la délinquance : Les professionnels en appellent à Jacques Chirac] édictant les règles en matière d’hospitalisation sous contrainte spécifique à la prise en charge de la maladie mentale ne soit incluse dans le texte fourre-tout sur la prévention de la délinquance. Craignant à quelques semaines une fronde des associations de familles de patients, le Gouvernement d’alors avait justement faire marche arrière renonçant de fait à l’amalgame. Aujourd’hui, au sujet du drame du Centre Hospitalier de Pau, c’est le président de la République lui-même qui commente une décision de justice ouvertement devant les médias en expliquant que le rendu d’un non-lieu dans cette affaire constitue un affront aux victimes. Et dans la foulée d’édicter que les fous doivent pouvoir être jugés comme toute autre individu, omettant un élément du dossier à savoir que si un non-lieu a été rendu c’est suite aux conclusions du parquet faisant lui-même suite à l’avis de multiples experts qui se sont prononcé sur la difficile question du discernement de la personne ayant commis l’acte au moment des faits.

Loin de vouloir ignorer le sort tragique des victimes que nous pouvons tous être potentiellement, il conviendrait de se souvenir que la justice, c’est le contraire de l’émotion et de la loi du Talion. Et comme l’expliquait il y peu Dominique Rousseau, professeur de droit et ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature, il ne faudrait pas retombait dans une logique de lynchage et de vengeance. Or, « le lynchage, c’est l’immédiateté : je prends, je pends. » Concernant la volonté du Chef de l’Etat de juger les irresponsables, d’autres s’interrogent de manière dubitative « si ça continue comme ça, on va recommencer à faire des procès d’animaux, comme au Moyen Age ». Serge Portelli insiste « on ne juge pas les fous comme l’on jugeait les cochons au Moyen-âge »

L’article 122-1 du code pénal stipule que « n’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes ». Mais le même article précise que, si le discernement n’est qu’« altéré », le jugement est possible. C’est une vieille crainte populaire : « l’excuse » de la folie qui permet d’échapper à la justice. La pression sociale s’exerce sur les experts, qui privilégient l’altération du discernement à son abolition, et les juges, qui hésitent à prononcer un non-lieu. 203 ordonnances de non-lieu ont été rendues par les juges d’instruction, en 2005, au nom de l’irresponsabilité pénale, contre 600 en 1989. Moins d’une centaine correspondent à des crimes. C’est ainsi que beaucoup de personnes au discernement altéré passent en jugement et remplissent les prisons, où près d’un quart des prisonniers – environ 15 000 détenus, dont 4 000 psychotiques – sont des cas psychiatriques et rendent la détention intenable pour eux, leurs codétenus et les surveillants. [Cf. Vous avez dit irresponsables ?]

On le voit, bien que le reportage tente de montrer la difficulté de la prise en charge médicale de la maladie mentale, nous sommes bien loin de l’appel à la sérénité du Dr. Yvan Halimi, président de la Conférence des Présidents de CME (commission médicale d’établissement) des centres hospitaliers psychiatriques « notre discipline, actuellement au coeur de l’actualité, est consciente de ses responsabilités » … « la conférence des présidents doit veiller à faire avancer ces questions et les prochaines réformes dans la sérénité, loin des résonances médiatiques, dans un cadre collectif intégrant de façon équilibrée l’ensemble des personnes concernées et en conciliant le respect des libertés individuelles et le légitime souci de sécurité de nos concitoyens » précisant au passage un élément essentiel,que l’on semble volontairement ignorer, « que la quasi totalité des patients traités en psychiatrie ne présentent pas de dangerosité et ont surtout besoin de soins de qualité » (source)

On retiendra tout de même la conclusion de la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot face aux questions pressantes de Benoît Duquesne sur la perspective d’hospitaliser sans limite dans le temps des ex-détenus dans les hôpitaux prisons suggérés par le président de la République : « en tant que Ministre, en tant que professionnelle de santé, en tant que citoyenne, je me refuse à prononcer une sorte de peine définitive ». Sans remettre en cause ouvertement la proposition du Chef de l’Etat, Roselyne Bachelot n’en laisse pas moins entendre que cette piste de réflexion ne constitue pas une panacée universelle. On n’oubliera cependant pas que Rachida Dati a de son côté visité il y a peu un hôpital fermé aux Pays-Bas.


Voici une petite liste qui, loin d’être exhaustive, permettra de mieux appréhender comment la psychiatrie est mise à l’honneur dans notre actualité. Comme vous le constaterez, c’est rarement pour défendre le travail accompli par les professionnels mais plutôt pour mettre en avant un tableau inquiétant :

Le Figaro dans son édition du 1er septembre revient sur l’affaire Abderrahmen M’Hamed : Le patron du supermarché du quartier du Franc-Moisin qui s’était fait agressé pour souligné son hospitalisation en psychiatrie et titre là-dessus comme un fait explicatif. Heureusement, il cite un policier qui précise « ses propres turpitudes n’exonèrent en rien les voyous qui s’en sont pris à lui. » Fallait-il le préciser ?

Toujours L Figaro dans son édition du 31 août revient sur la situation de la « pédophilie » pour en souligner le manque de moyens mais au passage on met en avant que près d’un quart des condamnés incarcérés dans les prisons françaises sont des délinquants sexuels, fort heureusement tous ne sont pas pédophiles ou violeurs multirécidivistes. on se heurte en France à plusieurs difficultés : le manque de psychiatres formés dans ce domaine très spécifique, le manque de moyens attribués aux rares psychiatres qui acceptent de prendre en charge de manière régulière ces patients, le manque de soutien de la part de la justice. Une des difficultés tient en particulier à la fin de la période d’obligation de soins, lorsque les patients sont suivis en ambulatoire.

Après l’annonce de la création d’hôpitaux-prisons pour délinquants sexuels, survenue cet été à la suite de l’affaire Francis Évrard, Le Figaro s’est rendu à l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne), où sont programmées des structures spécialement dédiées aux détenus, surnommés ici les « D 398 ». La psychiatre Christiane de Beaurepaire, chef du service médico-psychologique régional : « … en psychiatrie, les moyens sont de moins en moins nombreux. Le roulement est rapide. On soigne la maladie mentale comme on soigne une appendicite. » (…) « la confusion est effarante : on ne sait plus ce qui relève de la médecine ou de la justice ».

Présentation de l’émission Jeudi Investigation « La Psychiatrie dans le mur ? »

La castration chimique deviendra-t-elle obligatoire ? Metro

Quelques sites :

Ascodocpsy : réseau documentaire en santé mentale

Association pour la Fondation Ey

Le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux

Syndicat des Psychiatres Français / Association Française de Psychiatrie

Association Française des Psychiatres d’exercice privé / Syndicat national des psychiatres privés

Coordination Nationale des Médecins Généralistes en Psychiatrie

Psychiatrie et violence, un site canadien

juin 30, 2007

Psychiatrie et procédure pénale : de la difficulté d’être expert (1)

Posted in Santé à 3:04 par blogcitoyen

L’ensemble des pays occidentaux fait le constat d’une surreprésentation des personnes présentant des troubles psychiques dans les établissements pénitentiaires. Une étude conduite par F. Rouillon et B. Falissard, à la demande des ministères de la Santé et de la Justice, semble indiquer que cette situation revêt une acuité particulière dans les prisons françaises. On peut s’interroger sur la légitimité de cette surreprésentation carcérale des malades mentaux dans la mesure où celle-ci prend elle-même appui sur l’interprétation intuitive erronée de leur surcriminalité. La représentation sociale associe trop spontanément dangerosité et maladie mentale. On se souviendra à cet égard que Nicolas Sarkozy défendit il y a quelques mois de cela, en sa qualité de ministre de l’intérieur, un projet de loi dont l’objet principal était censé porter sur la prévention de la délinquance et qui contenait jusque dans ses versions finales des articles visant à modifier la loi du 27 juin 1990 portant sur les modalités d’hospitalisation en psychiatrie. Cet amalgame, douteux et dangereux, n’a pu être évité qu’en raison de la forte mobilisation des acteurs du champ de la santé mentale, que ce soit les familles de patients, les médecins ou l’ensemble des professionnels intervenant dans ce domaine. Aussi, faut-il prendre à la lettre  les engagements du même Nicolas Sarkozy, aujourd’hui Président de la République, envers les personnes handicapées !

 

En effet, dans le rapport de la commission d’audition sur l’expertise psychiatrique pénale, dont le présent article constitue une synthèse, il est noté que : « cette surpénalisation des personnes souffrant de troubles psychiatriques est, de l’avis de tous les acteurs de leur prise en charge et des experts consultés au cours de l’audition, à mettre en lien avec leur situation de précarité psychologique et sociale, leur handicap et leurs difficultés cognitives, confrontés qu’ils sont à la complexité pratique et relationnelle de la vie contemporaine et à la dureté de la société. Pour ces personnes en effet, souffrant de troubles psychiques graves et durables, le nécessaire support social fait souvent défaut. L’isolement, le manque de ressources et d’habiletés sociales, l’insuffisance de savoir-faire pragmatiques dans les domaines du logement et de l’économie domestique, ainsi que le retard à la mise en place, à un niveau répondant véritablement aux besoins …en font des citoyens vulnérables aux situations sensibles. » Lire le reste de cette entrée »

mai 11, 2007

Faut-il renoncer à l’exigence de repentance ?

Posted in France à 1:30 par blogcitoyen

A l’heure où l’arrogance de certains pousse les uns et les autres à se réfugier dans la haine de l’autre, à l’heure où d’autres ont prédit [irresponsables !] la survenue de violences au lendemain des élections du 06 mai et ces mêmes aujourd’hui [quel culot !] en appellent au calme craignant d’être débordé, à l’heure où les citoyens français se retrouvent pris otages de querelles vénéneuses autour de l’Histoire de France en occultant de rappeler qu’il existe des histoires, à l’heure où les chiffonniers de l’histoire débattent de savoir si il y a place ou non à la repentance, le Blog-Citoyen vous invite à débattre ici même de cette question : Faut-il en finir avec la repentance ou devons-nous adopter une position modeste face aux leçons de l’Histoire dont nous ne sommes pas sûr de ne pas reproduire les erreurs ?

 

Pour vous aider dans vos commentaires, voici un petit florilège autour la repentance … Lire le reste de cette entrée »

mai 9, 2007

Internet : entre fragmentation et mise sous contrôle !

Posted in Nouvelles technologies à 8:46 par blogcitoyen

Comment empêcher la fragmentation d’Internet, comment garantir la libre circulation des informations dans le cyberespace et le respect du droit à la liberté d’expression ? C’est à ces questions que le Forum sur la Gouvernance d’Internet à tenter de répondre en fin d’année 2006.

 

Mais c’est pourtant dans l’indifférence quasi complète – en tout cas dans la plupart des médias – que se joue actuellement la question du contrôle d’Internet par le ministère américain de la sécurité intérieure.

En effet, la très récente décision passée inaperçue du ministère américain de la sécurité intérieure de prendre le contrôle des réseaux internet mondiaux permettra au gouvernement américain de conserver pendant très longtemps un pouvoir planétaire. Pour le meilleur … et pour le pire peut-être … Lire le reste de cette entrée »

mai 6, 2007

A chacun son Everest !

Posted in France, Portraits, Santé à 3:50 par blogcitoyen

Je voudrai vous présenter l’association « A chacun son Everest« . Cette association, créée en 1994 par le Dr. Christine Janin et le Pr. André Bachurel est reconnue d’utilité publique par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette association aide les enfants atteints de cancer ou de leucémie à guérir « mieux » en atteignant leur sommet.

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L’action de cette association s’appuie sur le constat d’un espoir : 75% des enfants et des adolescents touchés par un cancer guérissent.